Construire à partir des matériaux de récupération n’est pas un acte anodin. Non seulement, il est bon pour l’environnement, mais il se fait en vue de respecter le passé à travers l’histoire. Ces biens anciens reviennent à la mode pour leur cachet et leur rareté. Ils sont, en effet, issus de la déconstruction et arborent une rénovation ou une nouvelle maison.

Réduire de 50 % les quantités de déchets non-dangereux

L’économie circulaire propose pour sa feuille de route une réduction de 50 % de « déchets non-dangereux » en 2025 par rapport à ceux mis en décharge en 2010. Ainsi dans le but de contribuer à la diminution de l’émission des Gaz à Effets de Serre par le secteur du bâtiment, réduire les déchets est prioritaire. Surplus de chantier correspondent au nom attribué à ces matériaux souvent neufs et ceux utilisables une fois fini le chantier, ils méritent une seconde vie. Leur production requiert des ressources et d’énergie, ce qui implique l’importance de leur nouvelle exploitation. Afin qu’ils ne soient pas jetés, les valoriser en les faisant profiter aux autres tout en réalisant des économies est possible. Des plateformes ont vu le jour en tant que nouveau mode de recyclage comme sur ce site pour limiter les déchets. Au contraire, ces ressources de valeur sont reconditionnées et revendues pour certaines tandis qu’elles sont vendues en leur état pour d’autres. Ces filières de revalorisation ont chacune leur processus.

Des objets historiques

Souvent, la rénovation fait appel à des entreprises ou architectes spécialistes en réemploi matériaux construction. Ce qui n’écarte pas en revanche l’usage des matériaux de construction recyclés dans les constructions neuves. D’un côté, on commence à être conscient de l’énorme gaspillage effectué par les activités du bâtiment et des travaux publics ou BTP. Leurs déchets représentent 40 millions de tonnes par an en France. D’un autre côté, un matériau classé historique est un objet authentique. Ces vieux matériaux renferment le savoir-faire ancestral et ce dernier se fait rare à trouver sur le marché. Pour la rénovation des maisons des années 30 par exemple, elle demande des briques cuites à la façon de l’époque. Comme souvent, les travaux ne nécessitent que peu de quantité pour procéder à cette cuisson, il est alors d’usage de recourir à celles déjà appartenant à ces villas. L’idée est de les réutiliser, mais il faut en contrepartie procéder à des techniques plus astucieuses, au niveau de la finition, le revêtement doit les dissimuler.

Des matériaux présents sur le marché

Dans la construction neuve, le recours au réemploi matériaux btp par des particuliers repose sur leur authenticité et leur charme. Ce qui explique la présence de la demande en matériaux art nouveau. Pourtant en trouver est un vrai parcours de combattant. Chantier et déconstruction des bâtiments datant spécifiquement des années 1910 et 1920 sont presque inexistants. En tout cas, quelle que soit leur époque, les pierres, les briques et les poutres en bois font l’objet de recherche en matière de récupération. Les parquets et les carreaux complètent le tableau. Il arrive même que les vitrages en fassent partie et en l’absence de quelques fragments, tant qu’ils répondent aux exigences, ils passeront. Ceux qui en pincent pour ces éléments peuvent demander l’intervention d’un artiste-peintre sur verre pour son talent à manier les couleurs en vue de remplir les cases manquantes. Le choix pour les carreaux ne se fait pas spécifiquement par rapport à la beauté du revêtement pour sol, mais pour leur qualité.